Pêche de la truite au leurre : comment bien choisir sa couleur ?

Pêche de la truite au leurre : comment bien choisir sa couleur ?

Pêche de la truite au leurre : comment bien choisir sa couleur ?

La pêche de la truite au leurre joue principalement sur le caractère prédateur et agressif des salmonidés. Outre la profondeur d’évolution, la forme ou encore le type de nage de votre leurre, il faudra aussi tenir compte de la couleur du leurre que vous proposez aux truites. Je vous présente quelques bases pour tenter de générer plus de touches et surtout les stratégies à adopter au bord de l’eau pour optimiser votre pêche de la truite et choisir la couleur de votre leurre

Beaucoup de pêcheurs le savent, la pêche de la truite est régie par des tendances, des situations que l’on rencontre plusieurs fois aux cours de nos différentes sessions auxquelles on tente d’appliquer des solutions. Ce sont ces expériences qui nous permettent de calquer une pêche fructueuse sur une certaine situation sur une autre situation similaire ou ressemblante. Mais la pêche n’est pas une science juste. Si la recherche de tendances se démarquant et de solutions est une bonne chose pour progresser, je vais vous inviter en fin d’article, comme une ouverture (sans jeu de mot…) à bouleverser ses codes et à savoir au mieux trouver des solutions.

Une eau mâchée après un orage, un coloris flashy… cela reste une base solide sur des poissons actifs !

Quelques bases

La plupart des pêcheurs connaissent ces quelques bases pour traquer la truite. En début de saison, quand les poissons sont actifs, remis de la fraie et en quête de nourriture, les coloris agressifs, très visibles et fluo sont très prenant. On ne joue clairement pas sur le caractère alimentaire, à savoir offrir un leurre « à manger » à une truite, mais plutôt un leurre « à attaquer ». La truite est une prédatrice qui réagit aux stimuli du leurre, non pas seulement pour se nourrir mais par agressivité, pour écarter un petit intrus, un concurrent ou une petite proie. C’est le propre des carnassiers. Quand les eaux sont très froides sur les rivières et torrents à régime nival (alimentées par les eaux de fonte des neiges en montagne), ce sont les leurres métalliques, notamment l’argenté qui restent une valeur sûre.

En avançant plus dans la saison, je me suis rendu compte que le rose est très attractif, non pas seulement sur les arcs-en-ciel surdensitaires pouvant subsister, mais aussi sur les farios natives. Les italiens utilisent d’ailleurs beaucoup le rose pour la pêche de truite sauvage. C’est même une base… comme quoi.

Enfin, les coloris naturels, imitant des proies en présence (vairons, goujons, truitelles…), plus ou moins imitatifs sont aussi des classiques sur les deux derniers tiers de la saison. Les truites sont naturellement réceptives à ces leurres qui imitent leurs proies. Qui plus est, en avançant dans la saison, les leurres plus furtifs et discrets peuvent déclencher des touches là où des leurres farfelus ou trop voyants n’auront pas le même effet qu’en début de saison.

En suivant ce raisonnement, vous aurez sûrement de bonnes chances d’optimiser votre nombre de captures.

Se remettre en question

Mais si malgré toute l’application que vous portez au choix de la couleur, parfois en cherchant l’imitation parfaite de vairon en fraie sur votre rivière, il arrive (très souvent) que les résultats ne soient pas au rendez-vous… Le vrai savoir-faire du pêcheur réside dans sa capacité à s’adapter, et non pas insister sur ces valeurs sûres et son expérience acquise aux cours de ses nombreuses sessions. Il ne faut pas rester bloqué et sûr de sa couleur si les résultats se font attendre. Trouver la bonne couleur, le plus régulièrement possible au cours de vos sessions, passera par votre faculté à changer de leurre et à essayer !

N’hésitez par exemple pas à utiliser des coloris flashy ou rose pétant, même quand l’eau est translucide et le soleil au zénith. Si vous ne tentez pas lors d’une session ou les touches sont peu nombreuses, vous ne pourrez pas tirer de conclusion. Il m’est déjà arrivé de pêcher en montagne deux rivières espacées de quelques kilomètres au faciès identique : débit similaire, forêt d’aulnes, roches granitiques, altitude, clarté de l’eau… et d’avoir de très bons résultats avec une tournante noire sur l’une et seulement des suivis sur l’autre où je n’ai finalement trouvé que tardivement la bonne couleur : des poisson nageurs ghost (transparent).

Cela était à peu près valable ces jours-là, mais la bonne couleur sera celle que vous aurez vous même identifié le jour J. Cela veut aussi sûrement dire que les truites se nourrissent différemment d’une rivière à l’autre. Peut-être que sur la première, elles étaient plus à l’affût de larves foncées évoluant dans le courant, et sur la deuxième plus sur des alevins de leur congénères, ou une autre sorte de larves…

Parfois même, vous aurez des touches avec une couleur sur une zone, et c’est seulement en changeant de couleur de leurre que vous parviendrez à réobtenir des touches ! Pourtant les conditions restent inchangées aux minutes précédentes. Il en est de même lorsque vous avez de nombreux suivis, mais pas de touches ou des touches très furtives. Il manque sûrement quelque chose aux truites pour qu’elles concluent fermement leurs attaques, et cela passe très souvent par la couleur de votre leurre !

Combien de fois, à force de tâtonnements et d’essais parfois « illogiques », je me suis surpris à trouver la bonne couleur ! Ou plutôt UNE bonne couleur.

Il vous faudra pour vos leurres favoris avoir plusieurs couleurs pour tenter de trouver la bonne. A mon sens, le choix de la couleur est aussi important que la profondeur de nage de votre leurre. Les deux doivent matcher pour maximiser le nombre de touches.

Vos boites de leurres

Dans vos boîtes, l’idéal serait de posséder quelques leurres dans ces différents coloris ; des poissons nageurs naturels, des coloris flashy (mat tiger, visible trout…), des coloris brillants ou ghost (transparent)… Un seul poisson nageur d’une de ces couleurs permettrait déjà de valider des tendances. En ce qui concerne les cuillères ondulantes ou tournantes, j’aime beaucoup le noir que je vous conseille, l’argenté est un classique, le cuivré et doré sont aussi à posséder. Avec ces 4 couleurs de base, vous pourrez répondre à nombre de situations. Malgré cela, je vous conseille vraiment d’essayer, de bouleverser vos codes et de former vos boîtes de leurres en fonction de vos essais sur différentes rivières. Vous pourriez être surpris.

Conclusion

En fait, ce n’est pas moi ou l’expérience des autres pêcheurs qui vont vous donner la bonne couleur. C’est vous et votre faculté à changer, essayer et tirer des conclusions. Avoir un choix de couleur de base est nécessaire pour s’adapter aux conditions, à la luminosité, à la couleur de l’eau, à l’humeur des poissons… et souvent aux inappréciables facteurs qui régissent l’activité des truites.

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